16 Juillet 2026
La 3eme canicule est toujours en cours. 99 départements sont en alerte sur les réserves d'EAU et le débat sur la Loi d'Urgence agricole entre au Parlement.
Les prises de parole se sont succédé pour alerter sur la loi, y compris de la part d’acteurs que l’on entend habituellement assez peu sur des sujets agricoles. France Eau Publique, qui regroupe 90 opérateurs et collectivités en charge de l’eau potable, a demandé le retrait du volet lié à l’eau, dénonçant un «retour en arrière» et le «détricotage de 60 ans de politique de l’eau».
Même demande du côté de l’association Amorce, qui regroupe elle aussi des collectivités et gestionnaires de réseau. Son vice-président, le socialiste Jean-François Debat, a alerté sur une «guerre de l’eau». Mathieu Courgeau, coprésident du collectif Nourrir, qui regroupe plus de 50 organisations agricoles, de consommateurs et de défense de l’environnement, a appelé au retrait du texte qui «non seulement ne répond pas aux crises actuelles mais en plus prépare les prochaines».
../..
Même le Medef a mis en garde dans une note sur le projet de loi contre «un accaparement sans contrepartie, sans contrainte et sans limite des ressources en eau pour un acteur, au détriment des autres acteurs économiques». Depuis, la FNSEA et l’organisation patronale se sont mises d’accord et ont appelé mercredi dans un communiqué commun à des «compromis».
../...
Lettre FNE
Au lieu de mieux protéger cette ressource vitale, le Projet de Loi d'Urgence Agricole actuellement débattu risque d'aggraver la situation !
Tout commence sous nos pieds. Dès que la pluie touche les sols, elle se charge de pesticides et de nitrates avant de rejoindre les nappes phréatiques. Invisible, cette pollution s'accumule pourtant dans notre eau potable… puis dans nos organismes. Ce qui contamine les sols finit toujours par nous atteindre.
En 2024, 19,2 millions d'habitant·es ont consommé au moins une fois une eau non conforme aux seuils fixés pour les pesticides. Et nous en payons deux fois le prix : notre santé est mise en danger et nous supportons le coût de la dépollution de l’eau. 1,5 milliard d'euros sont ainsi répercutés chaque année sur nos factures d'eau pour traiter les pollutions agricoles, alors que les taxes perçues sur les ventes de pesticides ne permettent pas de financer la réparation des dégâts.
Protégeons durablement notre eau et agissons là où la pollution commence, à la source !
FNE se mobilise :