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Tolerme Nature

Droit de réponse demandé à La Dépêche

Droit de réponse demandé à La Dépêche

Nous envoyons ce jour à La Dépêche la demande de publication du texte suivant :

DROIT DE REPONSE A L’ARTICLE « FACE AUX MILITANTS ANTITOUT » paru dans le journal la Dépêche début juillet 2025.

Suite à une réunion entre CCI du Lot, Communautés de communes (yc Grand Figeac et Cauvaldor), élus et acteurs locaux, Madame la Préfète du Lot … un article de La Dépêche reprend des propos d’élus évoquant "des militants Anti Tout, pour que rien ne bouge ».

Ces propos sont dignes du 19e siècle, en un temps où l’on découvrait déjà l’importance vitale de l’environnement. La campagne des Municipales 2026 est donc lancée. Il est facile de mettre l’échec de certains projets sur le dos des « militants antitout ».

En ce qui concerne le Lac du Tolerme, nous rappelons avec force que les « opposants » n’étaient pas une minorité d’anonymes mais de simples usagers, contribuables et citoyens, protestant :

  • Contre le projet touristique d’un camping surdimensionné au lac (1200 clients) privant, d’accès à l’eau et à la plage les usagers habituels en période estivale.
  • Contre un projet dont de nombreux aménagements ne respectaient en rien la légalité ni le Règlement National d’Urbanisme (notamment la distance minimale entre les aménagements prévus et les rives du lac).
  • Contre la cession du domaine public en faveur d’un projet privé en l’absence grave et totale du respect des procédures légales.
  • Contre le mensonge de redynamisation économique du pays porté par des groupes financiarisés (Voir article que choisir indiqué ci-dessous).

 

Les « prétentions » du projet ont certes été réduites sur les plans présentés au fur et à mesure, pour répondre aux « revendications » mais surtout au règlement d’urbanisme national, document légal, voté par les élus de la République.

Nous nous sommes toujours prononcés :

  • Pour le maintien des espaces publics au profit des usagers nombreux.
  • Pour un développement économique prenant appui sur les structures existantes nombreuses et génératrices de revenus pour les habitants du Lot.
  • Pour le maintien de l’accès au lac du plus grand nombre, 25 000 personnes, chiffre repris avec enthousiasme dans les documents touristiques du Grand Figeac.
  • Pour le respect du vivant et de la biodiversité aux abords du lac, de la préservation de la ressource en eau et de sa qualité.

Lorsque Sandaya a annoncé publiquement son retrait en Janvier 2024, il fut commode d’en faire porter la seule responsabilité aux opposants du projet.

On oubliait juste de dire qu’entre-temps - à cause de l’inflation sur les coûts de construction, le coût de l’assainissement du lac enfin chiffré, l’impossibilité légale de faire main basse sur le domaine public, les restrictions d’eau drastiques déjà vécues et à venir, un tel investissement dans le Haut Ségala n’était désormais plus rentable pour Sandaya.

En complément de cette réponse, nous vous invitons à lire l’article de « Que choisir » qui reprend les propos de Monsieur Georges directeur de Sandaya, intitulé : « Vacances, le camping devient-il un luxe ? »  paru en mai 2025, à partir du lien ci-dessous :

 (https://www.quechoisir.org/enquete-vacances-le-camping-devient-il-un-luxe-n166944/)

notamment ce passage qui rappelle les alertes que nous formulions : « …. il n’est plus possible de créer de nouveaux terrains en France. Pourquoi ? « Loi Littoral, loi Montagne, conservation du patrimoine, etc. Les réglementations sont telles qu’on ne peut plus transformer d’espace naturel en camping », observe Nicolas Dayot, de la FNHPA. Avant de se reprendre : « En fait, vous avez le droit de construire un camping… dans un endroit où un campeur ne veut pas aller. Si vous vous mettez entre un crématorium et une casse automobile, on vous délivrera peut-être un permis, mais les pieds dans l’eau à Ramatuelle (Var), ce n’est plus envisageable ! » Un argument de poids. « Les fonds d’investissement savent qu’il y a des barrières à l’entrée, qu’on n’aménagera plus d’autres sites. Ça les rassure », observe François Georges, de Sandaya.

Pour Tolerme Nature, sa présidente.

Ce texte sera également envoyé  à la Préfecture du Lot, aux CCI, CC et élus concernés.

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