15 Avril 2022
Nous avons envoyé hier, Jeudi 14 Avril, à la Presse Locale, l'article suivant :
Le résultat du vote du 6 mars 2022 est clair : 1023 voix pour accueillir Sandaya au Tolerme !
Si l'on rapporte ce chiffre aux 2964 inscrits sur les listes électorales, cela fait seulement un tout petit peu plus d'un tiers ! Rapporté au nombre d' habitants payant des impôts fonciers et la taxe d'habitation sur les communes du Symlat, c'est-à-dire électeurs et résidents secondaires, cela fait encore moins. Comparé aux 2334 signatures recueillies contre la « privatisation des espaces publics », on est loin du compte ! Au regard du nombre d'usagers, dont certains ne sont sans doute à ce jour au courant de rien, cela devient insignifiant.
Bien sûr, ils auraient osé ! Ils ont organisé cette consultation pour avoir une légitimité, d'ailleurs. Aucun de nos arguments ne les a fait changer d'avis tant leur intérêt immédiat- cependant jamais chiffré- pour le tourisme les obsède, leur faisant oublier la valeur patrimoniale naturelle de ce lieu si prisé et les empêchant d'avoir une vision d'avenir globale.
Mais depuis le 6 mars 2022, beaucoup de choses ont changé : en raison de la guerre en Ukraine et de la situation internationale qui en découle, l'énergie est devenue un enjeu majeur, nous sommes tous invités à réduire notre consommation, en attendant, sans doute, des restrictions encore plus drastiques.
Dans ce contexte, Sandaya osera-t-il construire au Tolerme une piscine chauffée ? Osera-t-il installer 200 bungalows qui auront besoin de la clim' les après-midi en juillet et août et du chauffage les nuits de mai, juin ou de septembre ?
La question de l'autosuffisance alimentaire et celle de l'alimentation du bétail est également posée, la mise en culture des jachères est envisagée. Sandaya osera-t-il occuper 16 hectares de terres agricoles pour satisfaire le besoin de nature de ses clients ?
Depuis le 6 mars, Le GIEC ( Groupe International d’Experts sur l’Étude du Climat ), dans son dernier rapport, nous donne 3 ans pour modifier radicalement nos modes de vies.
Les élus locaux oseront-ils faire comme si ces nouvelles données n'existaient pas ?
Les pouvoirs publics oseront-ils accorder les autorisations et les dérogations pour que ce projet « déstructurant », et contraire aux impératifs les plus urgents, voie le jour ?
Comme nous ne pouvons pas compter sur le bon sens des uns ni des autres, nous allons continuer à veiller à la préservation du lac du Tolerme et de son environnement.
Association TOLERME NATURE